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Année Bac Pro : résultats du questionnaire dans les lycées maritimes

mercredi 30 mars 2016

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En préparation de la "Journée de lancement de l’année Bac Pro", le Snetap-FSU FSU Fédération Syndicale Unitaire avait proposé aux sections locales de répondre à un questionnaire sur la voie professionnelle.
Voici les résultats de cette enquête pour les lycées maritimes

Dix établissements ont répondu à cette enquête. Il en ressort :

1. Qu’est ce qui a le plus changé avec le bac en trois ans ?

  • une forte augmentation du travail administratif. Il y a saturation de la part des enseignants.
  • un manque d’heures d’enseignement notamment dans les domaines professionnels. Les enseignants doivent faire le même
    programme qu’avant la réforme mais avec une année de moins.
  • des élèves plus jeune avec un manque de maturité.

2. L’aide individualisée
Dans certains établissements, on ne sait pas comment est utilisée cette dotation horaire. Dans d’autres, les heures sont réparties au bon vouloir des chefs d’établissements sous forme d’heures de cours banalisés, voire même attribuées afin d’effectuer des charges normalement attribuées à d’autres agents (écriture du ruban pédagogique, planification des formations STCW STCW En anglais : Convention on Standards of Training, Certification and Watchkeeping for Seafarers
Convention internationale sur les normes de formation des gens de mer, de délivrance des brevets et de veille
, … ).
L’accompagnement personnalisé permet de maintenir les élèves à niveau, à condition toutefois, que ce soutien soit « individualisé », « personnalisé » ; donc il perd tout son sens quand il est pratiqué en classes entières, comme c’est trop souvent le cas dans nos établissements.

3. Les C.C.F. et les taux de réussite à l’examen

  • un manque d’équité pour les élèves.
  • des difficultés d’organisation pour les enseignants
  • un gros souci d’harmonisation entre les établissements
  • la confidentialité des notes obtenues par CCF CCF Contrôle Certificatif en cours de Formation très difficile à garder
  • un niveau des élèves en baisse depuis la mise en place du Bac Pro en trois ans alors que à contrario les taux de réussite aux examens sont en hausse.

Si certains centres pensent que ce système de notation est un bon moyen d’évaluer les élèves et que cela maintient une pression motivante, d’autres
regrettent que certains chefs d’établissement « invitent » les enseignants à ne pas noter trop sévèrement leurs élèves (ou à revoir leurs sujets de CCF).

Certaines sections préconisent le « contrôle continu » en remplacement du CCF, mais majoritairement rien ne remplacera des épreuves d’examens nationales et la mise en place de notes éliminatoires dans les domaines
fondamentaux.

Les enseignants sont unanimes pour que soit augmenté le seuil des exigences. Cela passe par la mise en place de notes éliminatoires dans les matières professionnelles.

4. L’épreuve de contrôle
Les élèves sont interrogés sur des disciplines non représentatives de leurs compétences professionnelles.
Plutôt que de déplacer les élèves dans un autre centre, ne serait il pas possible de déplacer l’évaluateur ?

5. Les effectifs
Globalement les effectif sont stables ou en légère hausse dans les LPM LPM Lycée professionnel maritime . Toutefois, certains élèves sont intéressés uniquement par la certification
intermédiaire, ce qui occasionne une fuite d’élèves à l’issue de la deuxième année.

6. Conclusions
Les sections demandent :

  • le maintien des prérogatives maritimes, avec un renforcement des exigences par l’application de notes éliminatoires dans les matières techniques importantes. Trois remarques sont faites sur ce premier point :
  1. Pour les CGEM CGEM Conduite et gestion des entreprises maritimes la note IGEM IGEM Inspection générale de l’enseignement maritime N° 352 du 21 septembre 2006 qui attribue des notes éliminatoires (en règles de barre, feux, balisage, inférieures à 12/20 ; en carte marine, calcul de marées inférieures à 08/20 ; dans le reste des matières, toute note inférieure à 05/20) peut servir de base de travail.
  2. Le maintien des prérogatives attribué au bac EMM EMM ÉlectroMécanicien Marine sera plus difficile à défendre car le groupe de travail sur la réforme de la filière B réécrit actuellement le référentiel du 3000 kW ; il y aurait une importante différence d’heures en enseignement technique entre le référentiel du 3000 kW et celui des BAC EMM.
  3. Une généralisation des formations BTS BTS Brevet de technicien supérieur M pourrait nous faire revoir notre position.
  • la création d’une épreuve d’examen nationale dans un domaine technique jugé fondamental.
  • le renforcement d’heures dans certains domaines techniques notamment dans les matières où sont attribuées ces notes éliminatoires. Une note de cadrage sur l’ « accompagnement personnalisé » est indispensable.
  • la refonte du programme de « Gestion » du BAC CGEM.

Retrouvez ci-dessous les résultats détaillés de cette enquête