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Syndicat National de l’Enseignement Technique Agricole Public - Fédération Syndicale Unitaire

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Le Congrès de Laval

vendredi 19 mai 2017

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Le congrès de Laval au jour le jour : congrès pluvieux, congrès heureux !

Jour 4 du Congrès

samedi 20 mai

PORTRAIT du jour : "J’ai vécu mon 1er Congrès ! "
Leur premier congrès, une vraie expérience militante : portrait croisé

Nous avons demandé à Fabrice du LEGTA LEGTA Lycée d’Enseignement Général et Technologique Agricole de Convenance en Guadeloupe, Anne du LPA LPA Lycée Professionnel Agricole de Saint- Gaudens, Romain du lycée de Périgueux et Marie-Lise du CFA CFA Centre de Formation d’Apprentis de Blois, comment ils ont vécu leur 1er congrès syndical .

La 1ère chose qui ressort est la densité : « c’est très riche, on reçoit beaucoup d’informations ».
« Moi je ne suis pas trop surpris, ajoute Romain, car en tant que jeune élu au Conseil Syndical National , c’est pareil mais en plus long ».

« Ce que j’apprécie, c’est la possibilité de faire remonter ce qu’on vit sur le terrain ». dit Marie-Lise.

Fabrice apprécie aussi les moments de convivialité au congrès : « Il y a les instances officielles puis on voit les collègues en dehors, on mange ensemble, on discute , en tant que prof d’EPS EPS Éducation Physique et Sportive , on a échangé sur notre statut et nos pratiques ».

Anne a apprécié le contexte politique dans lequel s’est déroulé le congrès : « Ça donne vraiment envie de s’engager ».

Pour l’ambiance générale, Fabrice est catégorique « Moi sincèrement je l’ai trouvée au top ! », « j’attends avec impatience la soirée, que ce soit un moment de partage des cultures aussi avec les produits du terroir que chacun a amené de sa région !…

« On voit des gens de partout », « J ‘ai participé aux assises des CFA-CFPPA CFPPA Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole
(formation continue pour adultes)
et au congrès j’ai retrouvé des connaissances » nous dit Marie-Lise et puis ce qui est important c’est que « notre parole est prise en compte dans les réunions de secteurs, pour amender les motions…. »

Anne pensait qu’au Congrès, « on était là juste pour écouter ! mais c’est l’inverse ! C’est très participatif, c’était vraiment une bonne surprise pour moi ! ».

Nos jeunes congressistes avaient bien préparé leur congrès en Conseil Syndical Régional et en lisant les pré-motions avant d’arriver à Laval ! Ils connaissaient donc les enjeux des sujets abordés en commission et pouvaient intervenir.

« Un accueil hyper chaleureux »

« Ce congrès nous a permis aussi de découvrir un beau lycée, de beaux internats, une restauration de qualité et surtout « on a été super bien accueilli par les organisateurs de Laval ! » conclut Romain.

Carnet rose :

Un Congrès fédérateur !
Le congrès National du SNETAP-FSU FSU Fédération Syndicale Unitaire de LAVAL annonce la naissance du site régional DROM http://snetap-fsu.fr/comp/drom

Les départements et régions régions d’Outre-Mer sont : la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Mayotte et La Réunion.

Ce média compagnon du site national est lancé. Il ouvre ainsi un portail de communication pour porter la voix des DROM.

Jour 3 du Congrès

Temps fort du congrès avec la présence à la Tribune des représentants de notre Fédération.

De gauche à droite, Brice Fauquant, membre du Bureau National du SNETAP-FSU, Xavier Marand, SNES SNES Syndicat national des enseignements de second degré -FSU, Bernadette Groison, secrétaire Générale de la FSU, Jean-Marie Le Boiteux, Secrétaire Général du SNETAP-FSU, François Ferrette du SNASUB, Isabelle Vitry-Brochard, UD CGT CGT Confédération générale du travail Mayenne.


PORTRAIT du jour :
L’enseignement maritime au SNETAP-FSU

L’enseignement maritime comporte 12 lycées en France. Trois lycées dans la Manche, Mer du Nord, 5 en Bretagne et Loire-Atlantique, 2 lycées en Sud Atlantique et 2 en Méditerranée.

La moitié des lycées maritimes sont représentés au Congrès de Laval !

Lorsqu’on rencontre les enseignants des lycées bretons venus en nombre au Congrès du SNETAP, on a l’impression qu’on est dans une grande famille.

Sylvia du lycée de Saint Malo trouve intéressant de se retrouver à Laval pour continuer à construire les combats maritimes mais aussi pour découvrir les problématiques des autres établissements.
Ronan du lycée du Guilvinec est là pour défendre les bac pro maritimes créés très récemment en 2005 et déjà soumis à une réforme !
Pascale du lycée d’Etel s’occupe pour sa part des affaires générales dans l’enseignement maritime.
« On a du mal à se partager tout le travail que faisait André » confie -t-elle spontanément « heureusement qu’il nous aide ! »

Une giboulée d’évolutions

Il faut dire qu’André Blanchard est la mémoire de l’enseignement maritime. Depuis 2002, il a littéralement porté l’enseignement maritime qui avant d’être dans la fonction publique était géré par une association de droit privé.

On sent un plaisir de se retrouver au congrès mais leur sujet de préoccupation majeure est au coeur de leurs discussions. « On a mis en place une stratégie d’action pour nos Bac pro, lance Pascale, mais comme on était d’accord sur l’essentiel cela a été assez rapide ».

« Nous avons une inspection générale qui est composée de militaires ou de gens issus des écoles de marine marchande, donc ce n’est pas toujours simple de communiquer car nous n’avons pas les mêmes références » nous confie Sylvia.

André nous confie quelques souvenirs marquants : « Tout ce qui a été mis en place : les BTS BTS Brevet de technicien supérieur en 2014, le doublement de l’indemnitaire des anciens surveillants, la nomination de proviseurs adjoints dans les lycées maritimes, on a obtenu beaucoup »

« Nos lycées sont de petits établissements, avec moins de services que dans les lycées agricoles : pas d’infirmier-ères, de professeurs documentalistes… »

Même s’il a bien évolué, il reste encore des batailles à mener dans ces lycées si spécifiques.

Un petit crachin de nostalgie

André c’est un moteur qui démarre au quart de tour quand il s’agit de défendre ses convictions.

S’agissant de ses engagements passés : « Je me souviens de la bataille homérique autour des nouvelles grilles horaires des diplômes quand j’étais secrétaire général en charge de la pédagogie au SNETAP. Moi qui ne suis pas matheux, je jonglais avec les pourcentages…ça a été rude ! »

« Je me souviens aussi des congrès de Dax, Antibes, Moulins et Pontivy avec des joutes mémorables, des débats d’idées extrêmement riches ! »

André, qui ne quitte jamais son écharpe car dit-il « si je n’en mets pas, je finis avec une pneumonie aux urgences », n’abandonne jamais non plus son franc-parler pour le plus grand plaisir de son auditoire !

Les lycées maritimes sont quasiment tous dotés d’une section syndicale du SNETAP aujourd’hui.

Lecture en réunion plénière des motions et amendements.






Moment de convivialité

JOUR 2 du Congrès

jeudi 18 mai

PORTRAIT du jour

Marcel Debelley participe à son 32 ème congrès du SNETAP.

Quelle est sa motivation pour ce congrès ?

« On est dans une période importante, c’est mon syndicat, on l’a créé, on l’a fait vivre, c’est un syndicat pas comme les autres et puis, j’étais au congrès régional à Avignon il y a un mois et ils m’ont élu ! »

Né en 1927 à Gap, il obtient son 1er Bac en 1944 en pleine guerre mondiale.

Originaire des Hautes Alpes, il sort avec son diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale d’Agriculture de Montpellier en 1950.
« j’aurais pu vendre des céréales mais j’ai choisi d’entrer dans l’Administration. »
En 1952, après son service militaire, il est nommé à l’École de Pratique d’agriculture de Rethel, une école de garçons exclusivement, des fils d’agriculteurs. Il enseigne la physique-chimie, la biologie, la cidrerie etc..

« Quand ma mère est décédée, elle venait de payer sa cotisation syndicale à 103 ans ! »

« Le jour de mon arrivée à Rethel , j’annonce à mes collègues que vais adhérer à leur syndicat des personnels agricoles. »
Devant la mine étonnée de ses collègues, Marcel leur indique que « ça coule de source, votre syndicat est rattaché à la FEN FEN Fédération de l’Éducation nationale et mes parents, instituteurs de métier, ont toujours été syndiqués ! « 

Se syndiquer est donc un principe essentiel pour Marcel, mais pas n’importe quel syndicat !
Il refuse tout net d’adhérer au syndicat des ingénieurs qui a conclu un accord plus que douteux avec le Ministère cette année là ! En effet, pour augmenter les indices de fin de carrière des ingénieurs, ce syndicat n’a pas hésité à déclasser une centaine de collègues !

Hors de question pour Marcel d’accepter que des gens soient moins payés pour effectuer la même charge de travail !

Le petit syndicat qui devient grand grâce aux femmes

« Un jour, je me suis retrouvé tout seul à faire grève dans mon établissement ! », le syndicat des personnels agricoles masculin ne transmettait pas les ordres de grève fédéraux !!

C’est Claude Jactel qui venait de l’Éducation nationale qui a sorti le syndicat de sa torpeur en organisant notamment 2 congrès rapprochés : Ahun en 1963 qui a réuni 25 personnes et Limoges en 1964 avec 45 personnes !
Mais c’est réellement la fusion avec le syndicat des personnels agricoles féminin qui avait non seulement davantage d’adhérents mais également des congrès nationaux annuels qui a fait émerger le syndicat.

Naissance du SNETAP en 1965

« Nous étions au début de la politique « Pisani » - Ministre de l’Agriculture du Général de Gaulle -, on a eu les amphithéâtres, les centres socio-culturels à cette époque ! »
A l’époque la règle était : 1 lycée et 3 collèges par département.
En 1967, le SNETAP enregistre 1000 nouveaux adhérents.

Rennes 1968 : un congrès historique

Une atmosphère très particulière flottait sur ce congrès marqué par l’assassinat de Martin Luther King. Les militants ont pris une position très nette sur cette tragédie au congrès .
Dans le même temps, « nous étions dans la perspective de la grève générale « .
Enfin, le SNETAP a posé les fondations de son fonctionnement en créant les régions. Marcel a d’ailleurs été élu secrétaire des régions AUVERGNE dès 1968 puis en PACA.

Mai 68

Dès le 13 mai, le SNETAP est dans le combat.

A la tête d’une délégation C.Jactel (SNETAP) rencontre le directeur de l’enseignement à Paris. Marcel fait partie de la délégation.
Le directeur de l’enseignement promet de créer des postes de titulaires mais la promesse reste vague.

« 3 jours plus tard, on rencontre Edgar Faure qui nous assure qu’ils vont nous donner tout ce qu’a l’Éducation Nationale. »

Le SNETAP obtient la création de 1000 postes dont des infirmières, des agents de laboratoires, des postes d’enseignants .

1970 - le SNETAP à Cuba

À cette époque, les réunions à Paris se multiplient pour mettre en application les décisions des régions.

« Un jour, le SNETAP est contacté par un comité de liaison franco-cubain basé à la Sorbonne.
Ils nous proposent d’échanger des documents et renseignements pédagogiques. »

En août, Marcel s’envole avec 6 militants pour une visite de 4 établissements d’enseignement et centres de travail en 3 semaines et la production d’un rapport.
L’objectif : aider les enseignants cubains à mieux travailler.

Le constat est édifiant : les élèves sont fatigués, les enseignants ne sont pas formés, l’enseignement agricole est exclusivement théorique.

Le 14 juillet 1971, un groupe de 30 syndiqués répond à l’invitation des cubains et s’envole pour 6 semaines cette fois à bord d’anciens bombardiers anglais à hélice.

22 h de voyage

Départ : Madrid (sous le régime de Franco) car les avions cubains étaient interdits en France depuis 1968.
2 escales : Les Açores et Terre-Neuve pour faire le plein.

« L’avion volait à 3000 mètres ce qui nous a permis de découvrir des paysages magnifiques »

Les enseignants travaillent tous les jours avec leurs homologues cubains et les inspecteurs pour mettre en place un maximum de pratique dans les labos flambant neufs inexploités des écoles cubaines.

L’un des meilleurs souvenirs de Marcel.

Marcel cumule les heures de vol en terme d’engagement !

Elu à la commission de contrôle du SNETAP depuis 1973, il est aujourd’hui actif dans le secteur « retraités » du SNETAP-FSU.
Il a toujours su ce qu’il voulait et ce qu’il ne voulait pas. Pour lui, pas de 1ère communion pas de scoutisme ni de grec ancien !
Sa révélation : les auberges de jeunesse où il découvre le monde et grâce auxquelles il rencontre son épouse.

Aujourd’hui, près de Marseille, il s’occupe des ses vignes, de ses oliviers, de ses cerisiers et de sa pelouse. Le rythme d’un congrès ne lui fait pas peur ! L’engagement est devenu son style de vie !

- Le travail des commissions Corporative, Politique Scolaire Laïcité, Pédagogie et vie scolaire, vie syndicale a commencé.






JOUR 1 du Congrès

Mercredi 17 mai

Un hommage a été rendu en présence de plusieurs membres de sa famille à Alain Clément Secrétaire Général du SNETAP-FSU de 1996 à 2002, décédé le 8 août 2016.

Prises de parole de Yoann Vigner, secrétaire régional du SNETAP-FSU Pays de la Loire, Gérard Pigois, élu de secteur vie fédérale et d’Emmanuel Lory, secrétaire de la section locale de Laval.



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Echange intersyndical SNETAP/SNUITAM/CGT Agri

Plus que jamais l’unification des syndicats est un sujet d’actualité. Dans cet esprit, une table ronde a été organisée avec Bernard Joly et Jean-Claude Gautier du SNUITAM et Thierry Jacob de la CGT.

- Le Conseil Syndical National a élu en son sein :

15 membres du Bureau National pour les 3 ans à venir :

Bleunven Olivier
Cardon Fabrice
Chassagnette Frédéric
Chauvin Maël
Dautraix Laurence
Gautié Olivier
Jeanblanc Christophe
Laurenson Geneviève
Le Blanc Yannick
Le Boiteux Jean-Marie
Matteï Clémentine
Pagnier Serge
Pinault Claire
Polack Bruno
Revel Didier

En ouverture du Congrès, le Secrétaire Général du SNETAP-FSU Jean-Marie Le Boiteux a rappelé le contexte politique très particulier dans lequel s’ouvre ce congrès

sur le ton de l’inquiétude, dans le sillage de la nomination par le président de la République d’un 1er Ministre ouvertement de droite.

La ligne très libérale annoncée, le MEDEF qui applaudit le nom du 1er Ministre, le débat démocratique en danger (...) appellent les syndicats à être particulièrement offensifs pour dénoncer avec encore plus de virulence : la casse du code du travail, des retraites et du service public entre autres...

DOCUMENTS du CONGRÈS

  • Tribunes de discussion du Congrès de Laval

Tribune libre Pays de la Loire

Tribune libre Auvergne

Tribune libre Bretagne

Conformément à l’Article 10-5 du règlement intérieur du Snetap-FSU : une tribune de discussion est ouverte en amont du Congrès suite à la publication des rapports d’activités et financiers nationaux.
Merci aux contributeurs de bien vouloir adresser leurs textes à la boîte mail du Snetap-FSU : snetap snetap-fsu.fr

Rappel : le fonctionnement du SNETAP, les secrétaires nationaux de secteur