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Extrême droite, l’envers du décor

dimanche 20 septembre 2015

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Actes de la journée du 6 mai à Béziers

Le 6 mai 2015, les syndicats CGT CGT Confédération générale du travail , FSU FSU Fédération Syndicale Unitaire , Solidaires, l’Unef, l’UNL UNL Union nationale lycéenne et la Fidl se sont réunis à Béziers - ville dirigée par une équipe municipale d’extrême droite - en présence d’une centaine de syndicalistes venu-e-s de la région, mais aussi de plusieurs villes gérées par le Front National et par la Ligue du sud.

Les témoignages recueillis, au plus près des acteurs et actrices de l’éducation nationale, du secteur culturel, des associations et des services municipaux et communaux, ont permis de montrer la réalité de l’imposture sociale de l’extrême droite, en 2015, en France.

Cette journée, riche d’expériences vécues, a été l’occasion de mettre en lumière et de débattre des pratiques de l’extrême droite en tant qu’employeur et acteur de la vie économique locale. Les conséquences sur la jeunesse, le « vivre ensemble » ont aussi été au c½ur des débats.

Quatre ateliers, une séance plénière de synthèse jetant les bases d’une caractérisation de la cohérence nationale des politiques d’extrême droite...

Sans être exhaustif, en s’appuyant sur des éléments concrets recueillis, ce document met le projecteur sur les conséquences néfastes de la mise en ½uvre des conceptions politiques de l’extrême droite, dans l’objectif de mieux les combattre.

C’est une nouvelle étape réussie de la campagne commune « Ensemble uni-e-s contre l’extrême droite » initiée en janvier 2014.

Elle appelle d’ores et déjà de nouveaux moments notamment à Hayange en octobre prochain, en prise avec les salarié-es, les acteurs de terrain.

Exemple : Atelier " Le tissu associatif et culturel"

Les associations sont un défi pour l’extrême droite, qui révèle là un enjeu majeur de la réalité concrète de sa conception du « vivre ensemble ».

Si toutes les municipalités pratiquent une forme de clientélisme via le financement, celles d’extrême droite la mettent au service d’une idéologie : attaques de la mixité sociale (fermeture des centres sociaux à Draguignan, exclusion de certains commerçant-es des marchés), mythification d’un passé (fêtes provençales dans le sud, fêtes du Cochon dans l’Est...).

Sous couvert de crise, de gestion en bon père de famille, de bon sens, ces attaques se traduisent par une baisse des moyens alloués à la prévention, et la détérioration du tissu social.

Parfois (comme à Beaucaire ou à Orange) ces subventions
sont compensées par la région ou l’état : ces maires peuvent alors pavoiser.

Les associations elles-mêmes se déchirent sur la question d’accepter (ou même demander) des subventions, alors qu’il y a des contreparties exigées par les municipalités (participations aux événements organisés par les mairies, etc.).

Bollène : « Je donnais des cours d’alphabétisation à des adultes au sein d’une association culturelle « espace de l’amitié » qui proposait plusieurs activités, diverses et variées : aide aux devoirs, cours d’informatique, ateliers cuisine, cours de danse, course à pied et foot.
Il y avait une mixité sociale très riche et l’association était très accessible grâce à différents financements des collectivités. La mairie a décidé de verser les subventions à d’autres. Aujourd’hui, il n’existe plus d’association de ce type à Bollène. »

Découvrez les autres ateliers dans les actes de la journée

Atelier "politique sécuritaire"

Atelier "l’extrême droite, employeur et acteur économique local"