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La réforme de la filière professionnelle : filière B

jeudi 25 février 2016

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Il existe deux filières de formation pour accéder aux métiers d’officiers de marine marchande.

Les officiers de première classe de la marine marchande passent par la filière A, que l’on nomme parfois aussi « la filière académique ». Elle prépare aux fonctions d’officiers polyvalents pour tous types de navires. Cinq ans et demi après le baccalauréat, l’officier de la marine marchande se voit délivrer le diplôme d’études supérieures de la marine marchande (DESMM) et le titre d’ingénieur navigant.

En parallèle on trouve la filière B, la filière dite « professionnelle ». Monovalente (accès aux métiers du pont ou de la machine), elle doit permettre aux marins de progresser tout au long de leur carrière dans le secteur de la pêche, de la marine de commerce ou de la plaisance professionnelle.

Elle doit donc tenir compte des compétences acquises en formation, mais également à bord, au cours de leurs différents embarquements.
Elle doit permettre au marin qui le souhaite de progresser jusqu’au niveau le plus élevé.

Lors du Comité Spécialisé de la Formation Professionnelle Maritime (C.S.F.P.M.) d’octobre 2012, l’Inspection Générale de l’Enseignement Maritime (IGEM IGEM Inspection générale de l’enseignement maritime ) a déclaré qu’une réforme sur cette filière était nécessaire. La filière B devait être simplifiée, elle devait permettre un certain parallélisme entre la filière pont et la filière machine.

Elle devait faciliter la mobilité entre les formations des différentes marines (marchande, pêche, plaisance, voir même nationale), la VAE VAE Validation des acquis de l’expérience (Validation des Acquis de l’Expérience), le couplage entre les formations des lycées maritimes et les brevets de la marine marchande, placer des seuils de compétences nécessaires (notes éliminatoires), tenir compte de l’entrée en vigueur des nouvelles normes (Amendement de Manille, STCW STCW En anglais : Convention on Standards of Training, Certification and Watchkeeping for Seafarers
Convention internationale sur les normes de formation des gens de mer, de délivrance des brevets et de veille
-F), identifier ce qui relève de chaque niveau (d’appui, opérationnel ou de direction), tenir compte de l’évolution des moyens de la profession (énergies marines), penser aux futurs BTS BTS Brevet de technicien supérieur qui devaient s’articuler avec cette filière, ... La filière B devait être confortée comme outil de promotion sociale.

Un groupe de travail initialement composé d’une trentaine de personnes s’est réuni trois ou quatre fois par an afin de réviser les cursus pour l’obtention des brevets en analysant pour chacun d’entre eux, le contenu de la formation, l’obtention du diplôme correspondant et les temps d’embarquement nécessaires. Leurs propositions, sous forme de projets d’arrêtés à la délivrance de brevets, ont ensuite été en partie présentées au Comité Spécialisé, puis validées par l’administration.

Les premiers travaux ont concerné le cursus « pont ». Le chantier a débuté par la révision du parcours pour l’obtention du brevet de « Capitaine 200 » en partant de l’entrée dans la profession, donc de la formation de matelot.

Ont suivi les travaux sur le brevet de 200 voile, le brevet de chef de quart passerelle, la délivrance du capitaine 3000, le brevet de lieutenant de pêche, le brevet de patron de pêche, le brevet de capitaine de pêche...

Le chantier toujours en cours est remarquable. Toutefois, malgré la bonne volonté et le professionnalisme du groupe de travail qui planche sur cette réforme, il n’a pas permis d’atteindre un des objectifs, celui de la simplification des cursus de formations aux métiers de la Marine Marchande.

Ronan Boëzennec Pour le SNETAP FSU FSU Fédération Syndicale Unitaire

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