Depuis plusieurs semaines le SNETAP appelle au boycott de la fonction de conseiller pédagogique dans le nouveau dispositif de formation des enseignants.
Grâce à la forte mobilisation des personnels, nous le savons aujourd’hui, cette action porte ses fruits : la DGER DGER Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche est en difficulté pour mettre en place le dispositif tel qu’il avait initialement été prévu (mise en responsabilité immédiate à deux tiers temps, seulement 7 semaines de stages à l’ENFA ENFA École Nationale de Formation Agronomique ...). Et ceci malgré les très fortes pressions exercées sur nos collègues "ciblés" comme potentiels futurs conseillers pédagogiques.
Nous estimons à seulement un tiers le nombre de conseillers contactés qui ont répondu favorablement à la demande de la DGER.
Nous demandons donc à l’administration de revoir sa copie et de permettre à nos futurs collègues de bénéficier d’une vraie formation et d’un véritable accompagnement à leur prise de fonction.
L’ensemble des organisations syndicales a toujours demandé que cette année de transition se déroule comme par le passé et que les stagiaires soient nommés à l’ENFA ; le refus de la DGER de reprendre cette proposition ne s’appuie que sur des raisons d’économies de postes.
Nous appelons donc les enseignants concernés à poursuivre ce boycott de la fonction de CP et l’ensemble des collègues à les soutenir.
Parce qu’enseigner est un métier qui s’apprend,
refusons le rôle de conseiller pédagogique.
100 000 voix pour la formation
L’appel 100 000 voix pour la formation initié par la Coordination Nationale Formation Des Enseignants (CNFDE) et soutenu par la plupart des syndicats, la FCPE
FCPE
Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques
et l’UNEF, les coordinations, de nombreuses associations et sociétés savantes, les mouvements pédagogiques et une multitude de personnalités, vient de dépasser les 100 000 signatures.
Ce sont 100 000 voix de parents, d’étudiants, d’enseignants, de chercheurs, de citoyens qui demandent l’abandon de la réforme de la formation des enseignants dite de « mastérisation » et qui, tout au contraire, appellent le gouvernement à un effort en faveur de l’école et de la formation de ses enseignants.

