- Enseigner est une profession à haute responsabilité qui doit bénéficier d’une reconnaissance sociale
et salariale à la hauteur des enjeux éducatifs de la modernité. C’est un métier complexe qui nécessite
la mise en oeuvre de compétences de haut-niveau dans différents domaines (scientifique, didactique,
pédagogique, éducatif, institutionnel, éthique..). C’est un travail d’expert que chacun s’accorde
aujourd’hui à reconnaître comme de plus en plus exigeant. Ainsi la formation des enseignants doit
prendre en compte l’ensemble des apports possibles tout en étant irriguée par la recherche.
- Le compagnonnage auprès d’enseignants expérimentés peut constituer un de ces apports mais ne
peut, en aucun cas, se suffire à lui-même. La formation exige, au contraire, un véritable travail en
alternance, permettant d’articuler modèles théoriques et prises de décisions pratiques. Cette
alternance doit être organisée, tout au long du cursus universitaire, en lien avec des équipes
d’établissements et des équipes de formateurs (enseignants chercheurs, enseignants, maîtres
formateurs…). Faute d’une organisation rigoureuse de cette alternance et sans une institution dédiée
à la formation et clairement identifiée comme telle, cette dernière deviendra très vite un processus
aléatoire générateur de différences et d’inégalités dont les élèves feront inévitablement les frais.
- Enfin, l’Ecole doit être en phase avec la société. Pour cela l’ensemble des couches sociales doivent
avoir accès aux recrutements des enseignants que seuls des aides et des pré-recrutements peuvent
garantir.
La formation doit donc être considérée comme un investissement et non un coût !
Rejoignez les signataires en répondant à l’appel "pour une formation des enseignants de haut niveau"

