SNETAP-FSU

Syndicat National de l’Enseignement Technique Agricole Public

Accueil > Nos Actions > Le SNETAP-FSU dans les instances > Comité Social d’Administration de l’Enseignement Agricole (CSA EA) > Enseigner autrement, financer réellement : un impératif pour l’avenir agricole

Enseigner autrement, financer réellement : un impératif pour l’avenir agricole

Déclaration liminaire Élan commun au CSA-EA du 3 septembre 2026

mercredi 9 septembre 2026

Enregistrer au format PDF

Cette rentrée 2026 s’ouvre encore dans un contexte politique, économique et climatique particulièrement tendu. L’austérité budgétaire, les réformes imposées dans la précipitation (à cette rentrée, l’interdiction du portable) et les épisodes de canicule qui se multiplient ont fragilisé et fragilisent encore davantage l’enseignement agricole public. A cela se sont rajouté les cyber-attaques.

De plus, la loi d’orientation agricole, présentée comme une réponse aux défis du enouvellement des générations, ne garantit ni les moyens humains ni les moyens financiers nécessaires. Mais elle renforce une vision productiviste et à court terme qui ne répond pas aux enjeux climatiques pourtant cruciaux pour nos filières.

Le Pacte (ou ce qu’il en reste) poursuit, lui aussi, l’individualisation des missions et la mise en concurrence des personnels. Il ne constitue en rien une amélioration de nos conditions de travail ni une reconnaissance de nos métiers, au contraire il fragilise encore davantage nos communautés de travail.
Concernant les personnels AESH AESH Accompagnant des élèves en situation de handicap. , AED et ACB, les annonces restent notoirement insuffisantes. Les temps incomplets imposés, les rémunérations trop faibles et l’absence de perspectives de carrière maintiennent ces personnels dans une précarité inacceptable.

Dans les établissements, la réalité est souvent la même : postes non pourvus, surcharge de travail, pressions administratives, ateliers en difficulté et personnels épuisés.

Les épisodes de canicule, de plus en plus fréquents et intenses, aggravent les conditions d’enseignement, mettent en danger la santé des élèves et des personnels, perturbent les activités pédagogiques en extérieur et fragilisent les exploitations. Il est largement temps avec les collectivités de lancer un immense chantier pour les lycées du 21e siècle, certains diraient les lycées à 40°.
Les établissements ne disposent absolument pas des moyens nécessaires pour s’adapter.

L’élan commun réaffirme ses exigences :

  • des recrutements massifs,
  • des moyens budgétaires renforcés,
  • une revalorisation salariale réelle pour toutes et tous, c’est que l’Elan Commun portera avec toutes les organisations syndicales de la Fonction Publique le 29 septembre prochain à l’occasion d’une journée de mobilisation
  • l’abandon du Pacte,
  • une déprécarisation effective des personnels non titulaires et une politique éducative ambitieuse, intégrant pleinement les enjeux agricoles, sociaux et climatiques.

Nous continuerons à défendre un enseignement agricole public fort, démocratique, émancipateur et capable de faire face aux défis du XXIᵉ siècle, dont le dérèglement, pour ne pas dire l’effondrement, climatique est désormais une réalité quotidienne.

Alors que s’ouvre une période électorale majeure d’abord pour les agents publics en décembre 2026, puis pour tous les citoyen•nes françaises au printemps 2027, plus que jamais l’enseignement agricole public a besoin de projets, d’ambition tant pour ses personnels que ses usager•es.