- Le CNEA
CNEA
Conseil national de l’enseignement agricole
du 12 février 2010 a examiné pour information les ouvertures et fermetures de classe ou de section des formations à enjeu particulier.
Seize autorités régionales sur vingt six ont retourné soixante quinze demandes dont trente et une concernent l’EAP EAP Enseignement Agricole Public , soit 41 %. Tous les dossiers des établissements ont ils été portés à l’avis de la DGER DGER Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche ? Des DRAAF DRAAF Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt auraient ils opéré à un tri ?
- L’analyse des dossiers démontre que de très nombreuses demandes du public sont subordonnées à des fermetures contrairement à l’enseignement privé qui présente quasi exclusivement des ouvertures nettes (voir les demandes dans l’annexe jointe). Le SNETAP tient donc à dénoncer :
- l’autocensure faite dans l’enseignement public et le recours quasi systématique au redéploiement ;
- l’indécence et la provocation faites plus particulièrement par les MFR, ces dernières demandant pas moins de 24 ouvertures nettes dont 12 au niveau III.
- Deux poids de mesures marquent donc cet exercice et l’origine relève sans nul doute du protocole national conclu en avril 2009 entre l’Etat et l’UNMFREO UNMFREO Union nationale des Maisons familiales rurales d’éducation et d’orientation. . En revanche, le SNETAP ne repère aucune traduction concrète dans cette présentation "somme tout partielle de l’exercice des évolutions des structures", de la priorité au service public. Nombre de demandes d’ouverture de FàEP dans le public dissimulent à nouveau des fermetures de classes de 4ème et 3ème. Le réinvestissement du secteur public dans le domaine des services semble de nouveau confronté à une opposition faite par les niveaux déconcentrés de l’Etat.
- Le SNETAP attend de l’issue de ce CNEA, des arbitrages particulièrement favorables au service public. Après des conclusions aux assises qui laissent les usagers et les personnels sur leur fin, c’est la dernière carte dont dispose le Ministre Bruno Le Maire, pour sauver sa crédibilité.

