Pas d’audience malgré notre demande mais un retour écrit ...
Madame la Co-secrétaire générale du SNETAP-FSU
FSU
Fédération Syndicale Unitaire
,
Monsieur le Secrétaire général de FO
FO
Force ouvrière
Enseignement Agricole,
Par le courrier en date du 16 février 2026, vous attirez mon attention sur trois chantiers
rénovation de diplôme en cours.
1/ Réforme du baccalauréat professionnel spécialité « <Conduite et Gestion de l’Entreprise
Hippique (CGEH)
Vous évoquez le projet de réforme du baccalauréat professionnel spécialité <« Conduite et Gestion
de l’Entreprise Hippique (CGEH) » dont le libellé pourrait évoluer en « Conduite d’Activités
Hippiques ». Ce libellé provisoire a été soumis en groupe de travail, en cohérence avec les nouvelles compétences, et, sera soumis aux professionnels qui seront décisionnaires au cours de la
Commission Professionnelle Consultative du 26 mars prochain. L’évolution du positionnement du
diplôme est en adéquation avec les demandes des professionnels du secteur, remontées via les
études et les enquêtes conduites avec l’appui du Conseil de l’Emploi et de la Formation, émanation
de l’institut français du cheval et de l’équitation (IFCE).
Vous soulevez la place future de la zootechnie et de l’économie-gestion au sein de ce diplôme. Le
diplôme est repositionné sur une logique de formation aux secteurs des courses et sports-loisirs,
qui représente plus de 80% du marché de l’emploi dans la filière équine, et non dans une
perspective d’élevage. Par ailleurs, l’économie-gestion est bien présente, même si elle n’apparaît
pas en pilotage stratégique de l’entreprise comme pour l’ancien CGEH. Ce diplôme pose les bases
d’un premier socle managérial d’entrée dans la filière dans la perspective de construction d’un
parcours de formation avec une potentielle poursuite d’études.
Le projet de grille sera soumis, comme habituellement, au cours du groupe de travail issu du CNEA
CNEA
Conseil national de l’enseignement agricole
positionné après chaque CPC pour les diplômes modulaires, et qui permet d’ajuster les grilles
horaires au regard des blocs de compétences tels que validés par les professionnels en CPC. Ce
groupe de travail est positionné le 7 mai 2026.
2/ Réforme du baccalauréat professionnel spécialité « Laboratoire, contrôle, qualité »
Les spécialités de baccalauréat professionnel "Laboratoire Contrôle Qualité (LCQ)", relevant du
ministère de l’agriculture, et "Production en Industries Pharmaceutiques, Alimentaires et
Cosmétiques (PIPAC)", relevant de l’éducation nationale, concernent aujourd’hui environ 50
établissements agricoles et près de 2000 élèves et apprentis accueillis sur le cycle du baccalauréat
professionnel en trois ans. Ce cycle est structuré de la manière suivante. : une classe de seconde
professionnelle libellée Alimentation bio-industries et laboratoire (ABIL) qui s’intègre ensuite dans
le cursus trois ans des bac pro LCQ ou PIPAC.
Dans l’enseignement agricole, en cycle terminal, plus d’une centaine de classes à double tête bac
pro LCQ et PIPAC ont été mises en place. Cette actuelle organisation engendre des difficultés qui
découlent des rénovations récentes des bac pro relevant de l’enseignement agricole et des
évolutions pour ceux relevant de l’éducation nationale :
- Organisationnelles (emplois du temps incompatibles avec des grilles horaires divergentes et
une organisation sur le cycle terminal différentiée), - Pédagogiques et évaluatives (tronc commun géré différemment selon les référentiels avec
approche capacitaire non intégrée dans le PIPAC, évaluations incompatibles pour les
disciplines générales).
Afin de renforcer la lisibilité des parcours pour les élèves et leurs familles, et pour améliorer les
conditions de formation et de gestion des établissements, il a été décidé, en plein accord aveс
l’éducation nationale, de rénover et repositionner le bac pro LCQ en ouvrant son champ
d’application aux secteurs pharmaceutique et cosmétique, en complément du secteur
agroalimentaire.
Ce nouveau bac pro, dont l’intitulé (non encore établi) recouvrira les trois secteurs, permettra aux
apprenants d’acquérir des compétences en production et en contrôle qualité. Cette nouvelle offre
de formation permettra aux établissements de se positionner soit sur un parcours
"agroalimentaire", soit sur un parcours "pharmaceutique et cosmétique", voire les deux ; le
parcours "pharmaceutique et cosmétique" pouvant s’appuyer largement sur les laboratoires
scientifiques des établissements.
Il s’agit, par ce projet :
- De répondre aux enjeux des politiques publiques agricoles, notamment en lien sur la
nécessité de répondre aux besoins des professionnels dans le secteur des industries de
l’agroalimentaire ; - De consolider l’attractivité de l’offre de formation en intégrant les supports de la
pharmaceutique et de la cosmétique ; - D’assurer une poursuite d’études en BTSA
BTSA
Brevet de Technicien Supérieur Agricole
BIOQUALIM ou ANABIOTEC et une articulation
avec le Bachelor agro ; - De s’inscrire pleinement dans la logique désormais reconnue des bacs pros rénovés de
l’enseignement agricole, avec notamment une formation axée sur une approche
pragmatique et une mise en avant des compétences psycho-sociales, qui favorisent la
réussite scolaire et une insertion professionnelle réussie ; - De permettre aux établissements d’enseignement agricole une approche et une valorisation
adaptée au contexte local.
Il me semble que ces éléments sont de nature à répondre aux remarques que vous pointez dans
votre courrier.
L’inspection de l’enseignement agricole est en cours de finalisation des travaux en se fondant sur
les éléments énoncés ci-dessus. Le projet de référentiel sera communiqué avant l’été 2026. Sur la
base de ce projet, le processus classique de concertation sera organisé.


BAC PRO CGEH, BAC PRO LCQ : deux chantiers de rénovation de diplôme en cours