La pêche industrielle tue la mer, l’emploi et l’avenir des lycées maritimes
Le SNETAP-FSU FSU Fédération Syndicale Unitaire dénonce avec la plus grande fermeté la mise en service du chalutier-usine Annie Hillina, capable d’engloutir 400 tonnes de poissons par jour. Ce géant des mers, long de 112 mètres, symbolise la course au gigantisme d’une pêche industrielle qui épuise les ressources halieutiques, détruit les écosystèmes marins et menace l’avenir des pêcheurs artisanaux, des emplois locaux et, par ricochet, la pertinence même des formations dispensées dans les lycées maritimes.
Une concurrence déloyale et un modèle insoutenable
Avec seulement 60 marins à bord, l’Annie Hillina capture en une journée ce que des dizaines de petits bateaux artisanaux mettraient des mois à pêcher. Ce modèle prive les pêcheurs locaux de ressources, détruit des emplois et remet en cause la transmission des savoir-faire que nos lycées maritimes s’efforcent de perpétuer. Comment former des générations de marins-pêcheurs à des métiers durables quand des navires-usines vident les mers et accaparent les quotas ?
Un danger pour la biodiversité et la formation
Les espèces ciblées (maquereaux, harengs, chinchards, merlans bleus) sont déjà en déclin. Leur surexploitation par des chalutiers géants compromet l’équilibre marin et rend caduques les enseignements sur la pêche responsable que nous portons. Les lycées maritimes forment des professionnels soucieux de la durabilité : comment leur expliquer que leur avenir est hypothéqué par des pratiques industrielles qui ignorent les limites écologiques ?
- L’interdiction des chalutiers géants dans les 12 milles côtiers pour protéger les ressources et l’emploi local.
- Le soutien aux pêcheurs artisanaux et aux filières courtes, pour une pêche durable et créatrice d’emplois.
- La réorientation des quotas de pêche vers les petits métiers, afin de sécuriser l’avenir des élèves des lycées maritimes et des communautés côtières.
- L’intégration des enjeux écologiques dans les programmes des lycées maritimes, pour former des professionnels responsables.
La mer n’est pas une ressource inépuisable, et l’emploi maritime ne peut être sacrifié sur l’autel du profit.
Le SNETAP-FSU appelle l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, les élèves, les parents et les organisations syndicales à se mobiliser pour une pêche juste, durable et solidaire, au service de l’emploi et de la formation.


Contre la pêche industrielle et ses conséquences sur la formation maritime et l’emploi local