SNETAP-FSU

Syndicat National de l’Enseignement Technique Agricole Public

Accueil > Pédagogie > EVARS > Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et à la Sexualité (ÉVARS) : un (…)

Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et à la Sexualité (ÉVARS) : un enjeu éducatif majeur qui doit être garanti.

mardi 14 avril 2026

Enregistrer au format PDF

Le mercredi 1er avril 2026, la DGER DGER Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche (Sous-Direction des politiques de formation et d’éducation) a réuni un groupe de travail au format CNEA CNEA Conseil national de l’enseignement agricole relatif au déploiement de l’Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et à la Sexualité (EVARS) dans l’enseignement agricole technique. Il était animé par le Bureau de l’action éducative et de la vie scolaire et l’Inspection de l’enseignement agricole.
Dès le début nous avons soulevé un premier écueil dans ce dispositif : un GT tardif, un an après la sortie des programmes … quand les places dans les formations sont trop réduites et quand le document d’accompagnement non présenté en séance ne sortira qu’en juin 2026. Enfin, autre problème : la DGER ne peut identifier ce qui est déjà fait … et pourtant obligatoire depuis 2001 …

Voici les points que la délégation de l’Élan Commun a soulevé lors de ce GT, en précisant, pour commencer que dans nombre d’établissements, de nombreux collègues des équipes éducatives réalisent des actions très pertinentes et précieuses. Beaucoup de questions car peu de choses ont été présentées lors de ce GT.

Une politique publique à affirmer
Nous avons commencé par rappeler la nécessité d’une politique publique sur l’ÉVARS qui constitue un enjeu éducatif majeur, au cœur de la formation des citoyen·nes, de la prévention des violences, de la santé publique et de l’égalité. Cela passera par l’obligation d’un cadre institutionnel, national, clair, délimité et protecteur avec l’élaboration d’une note de service nationale conforme aux enjeux éducatifs de l’ÉVARS et ce dès la rentrée 2026. La NS permettrait clairement la reconnaissance et l’organisation collective de la mise en œuvre de l’ÉVARS et l’assurance d’une harmonisation des pratiques ou coordination pluridisciplinaire dans tous les établissements de l’EAP EAP Enseignement Agricole Public
ou
Emploi d’avenir professeur
. Elle ne peut pas reposer sur un nombre restreint de disciplines ou sur la bonne volonté des personnels, des équipes. Enfin l’EVARS devra être mise en place pour toutes et tous, notamment pour les apprenti·es souvent en contact précoce avec le monde professionnel. Cela pourrait donner lieu à un plan local à présenter en CI et CA.

La demande de moyens humains et matériels dédiés.
Pour une mise en oeuvre concrète, nous avons aussi rappelé qu’il faut, aussi, se poser la question des acteurs de cette éducation à. Le stage collectif ne peut pas être la réponse à tout. On rappellera que la sollicitation importante et nécessaire de nos collègues infirmier.es se pose quand nos collègues IDE (parfois pas à temps plein) sont déjà surchargé·es de travail.

L’exigence d’une formation sur le temps de travail pour l’ensemble des personnels permettant une mise en oeuvre réelle et ambitieuse pour toutes et tous les élèves a été, également, l’une de nos demandes. Cette formation devra aussi prendre la forme d’une formation à l’écoute.

Un sujet sensible, une question socialement vive (QSV) ET nécessaire. Nous avons souhaité alerter sur la nécessité d’une vigilance quant aux outils, plateformes qui seront utilisés, notamment sur leur contenu et leur financement. Il faudra appuyer les équipes qui pourraient avoir à faire face à des pressions externes. Comme de nombreuses QSV la question de la liberté pédagogique dans le respect des textes officiels est majeure.

Où sont les contenus ? Quand l’approche capacitaire est le joker pour ne pas répondre …
Nous terminerons par l’élément le plus important. Quel contenu ? Quels éléments ? Prend on appui sur le programme de l’EN EN Éducation nationale  ? Prend on le programme de l’EN ? Produisons nous un référentiel spéscifique ? Cela n’a pas été réellement abordé lors du GT. La DGER DGER Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche nous répondant que nous n’avions pas la même approche qu’à l’EN EN Éducation nationale parce qu’engagés dans l’approche capacitaire...Mais sans plus préciser quels contenus, quelles capacités...Nous portons l’idée que le travail de fond réalisé à l’Education nationale est pertinent et que nous devons suivre ce programme. Il nous semble essentiel qu’il faille s’appuyer sur des contenus fondés sur les sciences humaines, sociales et biologiques pour permettre une implication de toutes et tous…Par la construction d’un plan local.

Nous sommes donc en attente, encore, de documents de l’administration (le document d’accompagnement, le programme, le cadre réglementaire, les indications de moyens et le plan national de formation…). Ce que nous porterons dans les prochaines semaines afin que la méthode et le contenu soient clairs pour commencer la nouvelle année scolaire. Il le FAUT !