SNETAP-FSU

Syndicat National de l’Enseignement Technique Agricole Public

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En 2026, pour l’EAP, pour la transformation sociale, féministe, écologiste et pacifiste, organisons collectivement les luttes et résistances !

Communiqué du CSN des 21 et 22 janvier 2026

mercredi 28 janvier 2026

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1. Éléments de contexte*

D’un point de vue international : (cliquer pour dérouler)

Alors que vient d’être lancée la seconde phase du plan de paix à Gaza par Steve Witkoff (plus connu comme investisseur immobilier que diplomate) comme si la première phase avait abouti à la paix, comme si l’aide humanitaire pouvait progresser sans encombre, cette seconde phase est pour faire illusion comme le titre un journaliste correspondant à Tel Aviv pour Libération. Un Conseil de la paix a été formé, présidé par Trump et composé de personnalités de différents pays. La France a fait savoir qu’elle n’y participerait pas. Des craintes reposent sur ce soit disant conseil de paix qui pourrait à terme se substituer aux Nations Unies (avec un président à vie Trump et un siège permanent à 1 milliard de dollars le ticket).

Alors que le conflit en Ukraine s’enlise, qu’il est de plus en plus violent, des négociateurs ukrainiens sont allés à Miami samedi 18 janvier pour trouver un compromis. L’image de l’homme de paix que voulait se donner Trump en se prévalant du prix Nobel de la paix est quelque peu écornée. En effet en ce début d’année 2026 et un an tout juste après sa prise de fonction, c’est en chef de guerre nationaliste et impérialiste qu’il s’affiche : nationaliste avec l’intervention de plus en plus violente de la police de l’immigration aux États-Unis et impérialiste avec intervention armée au Vénézuéla et capture de Maduro et de sa femme, menaces réitérées d’annexion du Groenland, menaces d’intervention en Iran (dissuadé semble-t-il par les pays du Golfe). Trump fait des démonstrations de forces, une stratégie militaire qui suscite de grandes inquiétudes à l’échelle mondiale. Pour défendre ses intérêts nationaux, géopolitiques et économiques, Trump, de manière unilatérale, rapide et délibérée est prêt à utiliser sa puissance. Un message clair envoyé au reste du monde dont la Chine et la Russie. Trump veut dessiner un nouvel équilibre stratégique du XXI siècle avec une seule et grande Amérique, l’accès stratégique que constitue le Groenland en est l’illustration.

Contre l’agression militaire au Vénézuela qui contrevient au droit international, et pour que la communauté internationale condamne fermement cette agression, la FSU FSU Fédération Syndicale Unitaire a adressé un communiqué de soutien au peuple vénezuélien. En intersyndicale, elle a aussi adressé un message de solidarité aux iranien.nes qui se battent et meurent pour les libertés fondamentales et la justice sociale.

La FSU appelle à se joindre à tous les rassemblements de soutien.

Malheureusement dans cette démonstration de force de Trump, l’Europe semble endormie, peine à faire valoir sa stratégie, à parler d’une seule voix pour dénoncer la stratégie de conquête de Washington. La mission militaire européenne au Groenland va t-elle suffire pour faire plier Trump ? La stratégie de réarmement du Vieux continent sera t-elle suffisante, et surtout à qui va-t-elle profiter sachant qu’aujourd’hui l’UE est très dépendante des États-Unis en matière d’armement et qu’elle peine à dessiner une politique claire de coopération… même si la suspension intervenue hier par le Parlement européen de l’accord infamant sur les droits de douane arrive un peu comme un phare dans une nuit qui tend à s’épaissir.

En France, le contexte politique : (cliquer pour dérouler)

Malheureusement, l’État providence dont nous aurions bien besoin dans ce contexte international de tensions extrêmes, semble bien loin. C’est un président affaibli, qui a montré son usure et sa sortie de jeu dans son discours d’à peine 10 minutes lors des traditionnels vœux. Il a déclaré vouloir une année utile et annonce le grand projet du service militaire volontaire pour les jeunes de 16 à 25 ans à partir de septembre 2026 (pour 3000 jeunes volontaires… pour commencer) et plus récemment un effort militaire à fournir moyennant un budget dépense à la hausse. Pourtant nombre de spécialistes s’accordent pour dire que la défense ne peut exister sans la justice sociale, et qu’elle ne peut être pensée uniquement sous l’angle militaire, qu’elle doit reposer sur une fiscalité juste (comme la taxation des hauts patrimoines) et non sur les coupes dans les services publics.

Lors du CSN CSN Conseil Syndical National de mai, le sujet de la coalition « guerre à la guerre » avait été observé et le SNETAP-FSU avait fait se positionner la FSU sur la première mobilisation contre la tenue du salon de l’armement du Bourget. Aujourd’hui des collectifs se réunissent pour parler d’antimilitarisme plutôt que de préparation à la guerre. Pour qu’« une culture antimilitariste d’émancipation » émerge, le SNETAP_FSU doit porter des mandats anti-militaristes et de paix. Il doit réaffirmer que l’école ne doit pas être le terreau de la militarisation des esprits et doit continuer à exiger un plan « valeurs de la République » qui comporte tout un volet « Éducation à la paix ». Un travail conjoint est envisagé, pour voir comment ensemble on construit la paix, et pour connaître l’appréciation qui est faite de cette coalition, avec le secteur « vie internationale » de la FSU et avec les camarades du SNES SNES Syndicat national des enseignements de second degré pour ce qui concerne le champ éducatif, avec le Mouvement de la paix, ainsi qu’avec le collectif « paix et désarmement » interne à la CGT CGT Confédération générale du travail . Il s’agit de s’opposer à la casse sociale, humaine et environnementale qu’implique la guerre. Le SNETAP-FSU dénonce le trinôme rectorat - autorité militaire territoriale - associations régionales des auditeurs de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale qui vise à développer les liens entre la jeunesse et la défense. Il considère qu’il s’agit d’une forme d’embrigadement.
A l’approche des élections municipales, les campagnes vont bon train et les intentions de l’extrême droite sont clairement affichées. Il nous revient, avec la FSU, Nos services publics et l’Alliance Écologique et Sociale, de tout mettre en œuvre pour conscientiser, expliquer et montrer concrètement les menaces et pointer des priorités pour construire un avenir meilleur.
Le SNETAP-FSU a participé au meeting de soutien à deux camarades FSU et CGT menacés par l’ED parce qu’ils se sont opposés à une fête historique à Moulins dans l’Allier (fête qui révise l’histoire, soutenue par des fonds d’extrême droite et des fonds publics). Les organisations syndicales doivent apporter des réponses de soutien y compris sur le terrain judiciaire à la hauteur des attaques et menaces subies par les représentant.es syndicaux et militants de la part de l’extrême droite. De plus, le SNETAP-FSU, suite à une initiative prise par la région Centre-Val de Loire, va proposer aux autres OS OS Organisations Syndicales de l’Élan commun de coconstruire avec VISA une journée nationale de formation dédiée. L’ED est aussi l’ennemi des services publics (quoi qu’elle en dise), un amendement adopté avec les votes du RN, s’il venait à être appliqué, baisserait de 5 milliards d’euros la dotation pour les collectivités territoriales locales ! Nous devons aussi nous approprier la campagne menée par le collectif dont la FSU est membre sur la défense des écoles publiques laïques et la contextualiser pour dénoncer le financement par les collectivités du privé de l’EA.

Le CSN mandate les sections syndicales et les représentant.es des personnels :
  • pour porter la campagne sur le financement des écoles publiques lors des élections municipales en se rapprochant des SD FSU
  • pour utiliser les fiches « s’outiller face aux idées des extrêmes droites » éditées par un collectif Nantais dont la FSU 44
  • pour se rapprocher des VISAS locaux
  • pour proposer coconstruction avec VISA et les autres OS de l’Élan commun une journée nationale de formation dédiée
  • pour se rapprocher de la FSU de son secteur vie internationale, des camarades du SNES, du Mouvement de la paix et de collectif comme celui qui suit ces questions au sein de la CGT pour construire et éduquer à la paix
  • pour dénoncer les trinômes Rectorat - autorité militaire territoriale - associations régionales des auditeurs de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale dans toutes les instances

Contexte économique et social : (cliquer pour dérouler)

- Budget

D’un point de vue économique, pour la deuxième année consécutive c’est une France sans budget qui est entrée dans cette nouvelle année. Le vote d’une loi spéciale le 23 décembre 2025 a permis d’assurer la continuité de l’État sans qu’aune nouvelle dépense ne puisse se faire. Après la suspension des débats budgétaires le 15 janvier, justifiée par l’impossibilité d’aller à un vote concluant sur le budget, et malgré les tentatives de pseudo-compromis et la promesse de ne pas user du 49.3, le Premier Ministre vient d’annoncer l’usage du 49.3 pour faire passer le budget. Et ce sont trois 49.3 qui devront être utilisés sur la partie recettes, sur la partie dépenses, et enfin après le retour du Sénat pour une adoption complète début février.

Quant au PLFSS adopté en décembre, il inscrit la suspension ou le décalage de la réforme Borne des retraites jusqu’en 2028. Elle concerne quelques générations qui pourront partir un trimestre plus tôt par rapport à ce que prévoyait la réforme de 2023. Autre gain relatif, un congé de naissance, chacun des parents pourra prendre un congé de 2 mois. Toutefois d’autres mesures vont largement pénaliser les familles à revenus modestes, il s’agit de la majoration des allocations familiales qui reculent passant de l’âge de 18 ans au lieu de 14 ans et ce pour financer le nouveau congé naissance (baisse d’au moins 900 euros par an pour les foyers les plus modestes). A noter que le gouvernement peut revenir sur ce coup de rabot qui relève d’un décret et non de la loi.

La grève des médecins libéraux pendant 10 jours a permis de faire supprimer « la mise sous objectifs » des médecins qui prescrivent des arrêts de travail. Le but du gouvernement étant de lutter contre la « désinsertion professionnelle ». Les malades apprécieront ! En revanche, la suppression du remboursement par l’assurance maladie des prescriptions par des praticiens non conventionnés serait maintenue. Reste que ce PLFSS est une attaque de plus contre l’hôpital public, contre les malades, contre les travailleur•ses.

Le SNETAP-FSU soutient l’appel à la grève dans les DROM-COM du 3 février 2026 contre la vie chère et contre une mesure liée à la baisse des indemnités journalières en cas de longue maladie du fait de la baisse d’indexation des salaires. Cela entraîne mécaniquement une baisse de revenus conséquente. Notre fédération s’est mandatée pour contester cet état de fait injuste dans le cadre d’une action collective devant le conseil d’État.

Crise agricole 

Depuis le mois de décembre, c’est dans le contexte toujours aussi difficile pour les paysan•nes sur la question des revenus, sur celle de l’acquisition du foncier, sur l’installation, qu’est venue s’ajouter celle de la crise sanitaire de la DNC (dermatose nodulaire contagieuse). L’abattage de troupeaux contaminés a provoqué la colère et des opérations de blocage partout sur le territoire organisées par deux des organisations syndicales, la CR et la Confédération paysanne et de façon moins visible par le nombre avec le MODEF MODEF Mouvement de défense des exploitants familiaux . La gestion de la crise par le ministère de l’agriculture, l’absence de dialogue, le manque d’anticipation pour dispenser des campagnes de vaccination massive (pour des raisons logistiques et budgétaires) ont été les principales raisons de cette colère qui n’a pas épargné les établissements agricoles où des manifestations et des rassemblements dans ou aux portes des EPL EPL Établissement Public Local ont eu lieu mettant parfois les collègues en difficulté face aux positions prises par certain.es élèves en soutien à la CR. Le SNETAP-FSU dénonce et alerte à nouveau sur l’entrisme de la CR dans les EPLEFPA EPLEFPA Établissement Public Local d’Enseignement et de Formation Professionnelle Agricole .

Malheureusement cette crise a révélé encore plus ouvertement les récupérations politiques de l’extrême droite, a mis au grand jour les actions violentes de la CR contre les biens publics et bâtiments publics, et les menaces contre les agents de l’État et les vétérinaires. Cette crise a atteint son paroxysme avec la signature du Mercosur par la commission Européenne et sa signature définitive le 17 janvier au Paraguay. Même si la France n’a pas signé l’accord, et même si la ministre Genevard promet le renforcement des clauses de sauvegarde, et des mesures visant à interdire des pesticides présents dans certains produits, outre le fait que ces mesures seront difficilement applicables, ce traité va favoriser une concurrence déloyale avec des produits sud américains à des tarifs bas et des règles de production jugées moins disantes. Au delà de nos frontières Européennes, les experts et associations environnementales dénoncent un accord qui va contribuer à l’extension de l’agro-industrie en Amérique du Sud avec toutes ses conséquences sur les humains et la nature.

L’encerclement de l’Assemblée Nationale à Paris durant un jour et une nuit par la FNSEA FNSEA Fédération nationale de syndicats d’exploitants agricoles (peu visible sur les blocages en lien avec la DNC) avec ses tracteurs, a eu raison de la ministre et du Premier Ministre qui le 14 janvier a annoncé une loi d’urgence agricole pour plusieurs domaines : l’eau, les moyens de production, et les prédations. Un texte qui sera examiné avant l’été. Une fois de plus le lobby FNSEA a frappé, et nous avons tout à craindre de cette loi d’urgence à un moment où la loi Duplomb doit être discutée. Le SNETAP-FSU devra prendre toute sa part contre les mesures anti environnementales qui vont découler de cette loi.

Que dire aussi de la FNSEA qui peut entrer dans Paris en tracteur sans aucun empêchement, alors que pour les mêmes raisons les camarades de la Confédération paysanne en manifestation à Paris contre le MERCOSUR ont été violemment arrêté·es et mis·es en garde en vue. Que dire de la très pacifiste action de la Confédération paysanne de l’hexagone et des DROM COM le 14 janvier dans les locaux du ministère de l’agriculture, qui a du faire face à la répression des forces de l’ordre. Répression sans précédent : 52 gardes à vue de paysan·nes venu·es défendre une agriculture paysanne saine, un revenu décent pour vivre et non mourir, une meilleure répartition des aides pour les territoires ultra marins, des réseaux d’eau, d’électricité, et de voirie pour pouvoir travailler dignement et nourrir la population. Le SNETAP-FSU a participé au rassemblement de soutien organisé le 15 janvier pour réclamer la libération des 52 GAV et pour dénoncer cette répression et la criminalisation des hommes et des femmes qui nous nourrissent.

Un collectif Stop Mercosur est créé pour continuer la bataille contre cet accord de libre échange.
Le mercredi 21 janvier, grâce à la mobilisation paysanne et citoyenne, le Parlement européen s’est prononcé en faveur de la résolution qui renvoie l’accord de libre échange devant la Cour de justice de l’Union Européenne. Le processus de ratification européen est suspendu. Cela donne l’espoir de voir cet accord annulé pour de bon. Mais la vigilance est de mise et nous devons maintenir la pression car l’accord peut être provisoirement appliqué malgré la suspension.

Pour garantir un droit à l’alimentation, des systèmes alimentaires sains, justes et durables, une Initiative Citoyenne Européenne a été lancée le 7 janvier 2026. Le collectif Nourrir avec qui nous travaillons est l’un des acteurs phare de cette initiative auprès d’autres associations environnementales. Le but est d’obtenir au moins 1 million de signatures pour obliger la Commission Européenne à examiner cette initiative et y répondre.

Depuis le 20 janvier, les étudiant·es d’AgroParisTech sont mobilisé·es et bloquent l’accès à l’école. Elles et ils sont soutenu·es par la Confédération paysanne. Dans leur manifeste, elles et ils dénoncent notamment une collusion entre la FNSEA et le gouvernement en appui à « Stop co-gestion ». Le rôle et l’entrisme de l’agro-industrie dans la prise de décision de l’école est aussi un mandat de lutte.

Égalités

Cette année la journée internationale des droits des femmes du 8 mars a pour thème « Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles ». Dans nos établissements et ailleurs nous devons faire vivre cette journée et participer aux actions organisées. C’est l’occasion de rappeler notre lutte pour les droits de toutes les femmes, de dénoncer une fois encore les pratiques et normes sociales qui brident les droits des femmes et des filles. C’est aussi dénoncer les mesures injustes et régressives contenues dans les différentes réformes de retraites et dans les budgets de la sécurité sociale.


Le CSN mandate son bureau national et ses sections
 
pour participer le 14 février à Paris à la fête paysanne de la Confédération paysanne

pour interpeller la ministre et dénoncer vivement la plainte contre la Confédération paysanne et la criminalisation de nos camarades
pour soutenir les actions en cours et à venir du collectif Stop CETA- Mercosur
pour participer à l’initiative citoyenne européenne pour un droit à l’alimentation et à des systèmes alimentaires sains et durables
pour soutenir les initiatives des étudiant·es en lutte d’AgroParisTech, et au-delà des collectifs de jeunesse, dans le SUP comme dans le Technique, qui pourraient émerger pour exiger la bifurcation qui s’impose aujourd’hui
pour participer à la journée internationale des droits des femmes du 8 mars.

Sur le champ environnemental : Sale temps pour l’environnement !

En novembre 25, le parlement européen a détricoté le pacte vert de 2021 et a acté plusieurs reculs environnementaux. Les obligations en entreprises en matière de droit de vigilance environnementale et de transparence sont très largement assouplies. Cette loi européenne OMNIBUS supprime aussi le cadre juridique qui devait permettre aux victimes d’attaquer les entreprises en cas d’atteinte aux droits humains et environnementaux, de même les entreprises n’ont plus l’obligation de mettre un plan de transition écologique. Merci la droite et l’extrême droite !

Dans l’hexagone, la pétition contre la loi Duplomb qui avait recueilli plus de 2 millions de signatures devait être discutée début janvier. Malheureusement, le débat est repoussé, en cause la ministre Genevard en déplacement à Bruxelles. Les parlementaires et associations de défense de l’environnement et de la santé dénoncent ce report et cette privation de débat ! S’il se tient en février, le 11, le SNETAP-FSU participera aux rassemblements et aux actions décentralisées le 7 et le 8, organisés aux côtés de la Confédération Paysanne et des associations environnementales.

Ce sujet concerne bien entendu tous les citoyen·nes et à ce titre en décembre 2025, un collectif de scientifiques a publié dans le journal Le Monde, une enquête concernant l’exposition des élèves, collégiens et lycéens aux pesticides. Retrouvez ici le diagnostic concernant votre établissement 
A l’approche des élections municipales, des associations comme Greenpeace lancent une campagne contre les pesticides. Elles nous invitent à participer à une première visio pour présenter les objectifs, et les outils. Le SNETAP-FSU répondra favorablement à cette invitation.
S’agissant des DROM COM, tous les rapports indiquent que le scandale du chlordécone n’est pas pris à sa juste mesure : le manque d’informations pour que les habitant·es et travailleur·ses déposent des dossiers, des conditions d’accès aux fonds d’indemnisation, des délais très longs pour obtenir un rendez vous auprès d’un centre médico- social expliquent sans doute le peu de dossiers qui sont aujourd’hui traités. Un grand nombre de gens malades peinent toujours à se faire reconnaître. Le SNETAP-FSU dénonce aussi le scandale des sargasses, algues toxiques pour la santé qui s’échouent sur les plages, un nouveau défi environnemental à appréhender, sachant que les causes du phénomène reposent pour l’essentiel sur les effets néfastes de l’activité humaine sur l’environnement. La très mauvaise gestion de ce dossier par le directeur de l’EPL du Robert en Martinique (EPL exposé à ce problème) et par les autorités académiques, nous a conduit à alerter la DGER DGER Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche . Nous suivrons ce dossier de près.

Le SNETAP-FSU en soutien aux paysan·nes de Guyane, a interpellé la ministre de l’agriculture pour qu’elle s’oppose au grand projet de décharge de déchets domestiques et industriels dans une zone aujourd’hui occupée par 100 exploitations agricoles vivrières dont certaines en bio. Ce projet est décidé sans concertation avec la population, porté par un groupe privé et soutenu par le maire Macroniste de Kourou. La FSU nationale et de Guyane a aussi dénoncé ce projet destructeur pour la communauté paysanne, pour l’environnement, pour la souveraineté alimentaire.

Quand l’Europe et gouvernement français s’attaquent à la protection de l’environnement, quand le nombre de maladies graves explosent du fait de l’exposition aux produits phyto et à la malbouffe, nous devons le dénoncer et les attaquer à notre tour.


Le CSN mandate le Bureau National et nos sections régionales et locales :
 

⁃ • pour organiser et participer aux mobilisations lors du débat sur la loi Duplomb à l’Assemblée Nationale, via des actions décentralisées les samedi 7 et dimanche 8 février et à Paris le mercredi 11
• pour exiger un suivi du dossier Sargasses au niveau régional et national, sachant que des interventions en ce sens tant au niveau du DAAF qu’au niveau de la DGER sont en cours

2. Fonction Publique, Éducation, Enseignement Agricole :

Fonction publique

La période d’instabilité politique ne se prête guère à de grandes réformes, pour autant chaque ministre voulant marquer son passage, celui qui occupe la fonction dans le gouvernement Lecornu 2 ne déroge pas de ce point de vue. Ainsi, s’achemine-t-on vers une nouvelle réforme de la fonction publique mais aux « petits pieds » a priori. Pour autant, l’ouverture d’un débat au sein du Parlement dans le contexte que l’on sait est toujours à hauts risques sur fond de Sénat à droite toute et d’une Assemblée avec un groupe RN anti-fonctionnaires et anti-services publics notoire…

Sur le fond, la FSU porte en priorité et avec force conviction (en pointe de l’intersyndicale fonction publique) l’exigence de la revalorisation salariale et des carrières des fonctionnaires, levier principal pour faire pièce à la perte d’attractivité pour ne pas dire à la crise de la fonction publique que ces 30 dernières années ont contribué à générer. Après, même si le Conseil supérieur de la Fonction Publique a ouvert la réflexion sur les bas de grilles de la fonction publique, les lignes budgétaires depuis 2 lois de finances sont à zéro (point d’indice entré en phase de glaciation, mesures catégorielles néantes) et le ministre a clairement renvoyé – par facilité – l’essentiel à 2027 !

Par contre, après le « conclave retraites » de Bayrou, Lecornu a souhaité aussi son « petit véhicule » occupationnel... une conférence « travail, emploi, retraite » – dont la1ère réunion se tiendra le 30 janvier. La FSU n’est pas dupe et en même temps, conformément à ses mandats, entend porter et défendre les revendications des fonctionnaires partout et où cela est possible (à l’image de la mesure corrective récemment obtenue via le PLFSS 2026 de la loi Fillon de 2003 par rapport aux bonifications pour la retraite clairement défavorable pour les agentes de la Fonction Publique par rapport au régime général). Elle a fortement pesé pour que la Fonction Publique ait droit de citer aux côtés du secteur privé, ce qui n’avait pas été le cas dans le dispositif Bayrou. Le SNETAP-FSU sera partie prenante de la délégation FSU au sein de l’atelier « travail » avec l’un de nos co-secrétaire national du secteur SCT. Notre fédération a d’ores et déjà adressé à l’administration une contribution rappelant sur les 3 champs de travail nos principales revendications. Après il est évident que les instances de la FSU (BDFN et CDFN CDFN Conseil Délibératif Fédéral National ) en observeront tout au long du processus engagé et n’hésiteront pas à cesser sa participation si le chantier ouvert devait virer à de la pure opération de comm gouvernementale.

Éducation

Après le bac Blanquer qui s’auto-détruit progressivement et est réajusté chaque année (à l’image du récent retour des mathématiques dans le cursus de chaque lycéen·ne), le « choc des savoirs » d’Attal n’aura pas fait long feu non plus… et c’est à l’emblématique DEGESCO de l’ère Macron qui, bombardé ministre de l’Éducation Nationale, est en train d’en être le dernier fossoyeur (dernier en titre, les groupes de besoin de facto mis en extinction… alors que le parcours Y pour les élèves de bac pro de l’EN EN Éducation nationale ne va sans doute pas tarder à prendre le même chemin…). Tout ceci en serait presque risible si il ne s’agissait pas d’éducation et que ce ne soient pas directement plusieurs générations d’élèves qui en fassent les frais…

Du côté de la réforme du concours enseignant (repositionné à bac+3), on retrouve là encore une forme d’instabilité chronique ici liée à la difficulté d’aboutir à une loi de finances 2026. A priori, le besoin chiffré pour permettre déploiement du dispositif en question est de 2000 emplois à l’Éducation Nationale, or ceux-ci viendront donc aggraver la note des 4000 ETP ETP Équivalent Temps Plein supprimés dans le projet de budget Lecornu en passe d’être adopté sans vote au 49-3. Pour l’Enseignement Agricole, ces concours devraient suivre mais uniquement à compter de 2027.

Sinon, et pour le dire en quelques mots finissant, au niveau de l’Éducation, l’heure est aux mesurettes « macronistes » qui peinent à convaincre… On prendra peut-être la plus significative sur le portable banni des lycées… ce qui est une réinvention pour partie de quelque chose qui était déjà en route, via le collège, les règlements intérieurs d’établissement… Ainsi le Conseil Supérieur de l’Éducation saisit en urgence de la mesure présidentielle, a rejeté celle-ci à la quasi unanimité… du fait de la précipitation, de l’absence de consultation réelle pour avis et appropriation éventuelle. Après, si la mesure prospère (le ministère de l’agriculture n’ayant pas pour l’instant démarré la transposition et moins encore la consultation – nous saisirons le prochain CNEA CNEA Conseil national de l’enseignement agricole sur ce point précis), le SNETAP-FSU prendra bien évidemment, avec son secteur pédagogie vie scolaire, le temps d’ici la rentrée prochaine, d’accompagner les équipes éducatives sur ce champ, qui n’est assurément pas neutre dans le quotidien.

Pour fermer le ban, on était aussi en droit de s’interroger sur le devenir des propositions de la convention citoyenne convoquée par E.Macron sur les temps de l’enfant. Et bien une fois de plus les citoyen.nes tiré.es au sort (et le CESE qui était au soutien) apprécieront… le débat sur le champ politique est repoussé sine die à... 2027 !

Enseignement agricole public et maritime

Au regard du PLF PLF Projet de Loi de Finances 2026 en passe d’être imposé, l’Enseignement Agricole devrait voir à la rentrée prochaine la création de 40 ETP (dont une trentaine de postes d’enseignant•es), là où l’an passé « par erreur » nos établissements en ont perdu 45 ! Bref, on est très loin des amendements que le SNETAP-FSU a su porter au débat budgétaire en particulier via des parlementaires membres du CDDEAP CDDEAP Comité de défense et de développement de l’enseignement agricole public et qui ont été adopté à l’Assemblée Nationale de façon transpartisane aussi bien en commission Éducation qu’en commission des Affaires économiques. Parmi ces amendements, l’un visait à rétablir 80 ETP supprimés pendant le premier quinquennat Macron pour remettre nos établissements publics à niveau, et l’autre à permettre d’atteindre l’objectif fixé par la loi d’avenir agricole (LOSARGA) des +30 % de jeunes à former aux métiers de l’agriculture d’ici 2030 par la création de plusieurs centaines d’ETP (la DGER les évaluant a minima à 200 dans le rapport d’opportunité de la loi d’avenir).
Ainsi, les conditions de rentrée 2026 s’annoncent encore difficiles, pour ne pas dire davantage dans certaines régions à nouveau dans l’œil du cyclone - on citera ici la Bourgogne-Franche Comté qui perdrait 6,5 ETP et la Nouvelle Aquitaine 4,5, soit 13 ETP de moins en 2 ans ! Et que dire des vannes du mixage (de publics scolaire - apprentissage - formation continue, comme public-privé) ré-ouvertes en grand via les mesures LOSARGA du bachelor agro comme des contrats territoriaux ? En résumé, « tout ce qui n’est pas interdit est autorisé », dixit le DGER, mais oui « ces innovations » entre partenaires devront être suivies avec une grande attention et évaluées (sic) ! Pour le SNETAP-FSU, c’est très clair nos représentant.es et les personnels en général sont fondé.es à tous les niveaux, à s’opposer frontalement à ces projets d’apprentis sorciers qui relèvent avant tout d’une forme de marchandisation de l’école, où chacun.e semble plus soucieux d’aller chercher des financements ou de capter une part de public supplémentaire. Or, le devoir de l’enseignement agricole public, c’est avant tout de garantir des conditions d’études et de travail de qualité à nos élèves, étudiant.es, apprenti.es et stagiaires ! La confusion, le « tout est dans tout » n’a jamais réussi à nos établissements agricoles publics, dont la force a toujours été et demeure la complémentarité des 3 voies de formation que nous proposons.

Or, dans un contexte où la crise agricole n’en finit pas et où l’heure est aussi à la baisse démographique, même si l’enseignement agricole résiste bien jusque là, la priorité doit être à conforter le maillage territorial de nos établissements publics et non à l’affaiblir, au risque de voire se multiplier à assez court terme pour les Lapalisse ou Velet de demain qui s’appelleraient Rochefort Montagne, Surgères... Cette renonciation n’est pas et ne sera jamais la nôtre et le SNETAP-FSU se battra pied à pied et lycée par lycée pour que nous obtenions les moyens nécessaires à la conduite résolue de nos missions.

Mais dans notre ministère, tout n’est pas forcément question de moyen, car même quand ça ne coûte rien ça peut rester compliqué : à l’image des arbitrages concernant la révision de l’épreuve de contrôle pour nos bac pro ou pour simplement obtenir une grille d’avancement digne de ce nom pour les AED en CDI CDI Contrat à durée indéterminée ou encore pour faire ouvrir enfin un vrai travail sur les possibilités d’évolutions de carrière pour les collègues TFR TFR Technicien de formation et de recherche ...

On mentionnera quand même 4 chantiers majeurs ouverts par la DGER plutôt dans le bon sens et sous notre impulsion :

  • celui qui concerne les dotations et conditions de travail des ATLS ATLS ( personnel) administratif, technicien, de laboratoire et de santé  (personnels Administratif.ves, Technicien.nes, Laboratoire, Santé) - avec un 3ème GT prévu le 10 février ;
  • celui sur les valeurs de la République - avec toute une série de fiches travaillées en format CNEA, visant notamment à garantir l’exercice de la liberté pédagogique enseignante et à rappeler les droits et devoirs notamment des président.es de CA (avec une évolution du Code Rural annoncée) ;
  • celui faisant suite à l’attaque au couteau survenue à Antibes - avec 3 GT parallèles le 1er sur la sécurité et l’accompagnement des agent.es, le 2ème sur la sécurisation des EPLEFPA et des personnels et usager.ères, et le 3ème sur la santé mentale des jeunes, le tout devant déboucher sur un plan constitué avant l’été ;
  • et enfin celui touchant à la révision des décrets statutaires et des obligations réglementaires de service devant permettre aux PCEA PCEA Professeur Certifié de L’Enseignement Agricole et aux PLPA PLPA Professeur de Lycée Professionnel Agricole d’enseigner en 3ème année de Bachelor agro – sachant que le SNETAP-FSU a d’ores et déjà posé des demandes claires et assumées pour que ces heures soient valorisées à hauteur d’un enseignement à bac +3 (ici le repère ne saurait donc être le 1,25 de BTSA BTSA Brevet de Technicien Supérieur Agricole ) – et c’est aussi à l’occasion de cette révision que le SNETAP-FSU a à nouveau saisi le ministère (courrier en date du 13 janvier) pour obtenir enfin l’intégration statutaire des spécificités propres aux services des professeurs-documentalistes, des professeurs d’Éducation Socio-culturelle et des professeurs de Technologies Informatiques et Multimédia.

Après, concernant ces 4 chantiers, le SNETAP-FSU sait à quoi s’en tenir… comme le dit l’adage : « ils seront ce que nous en ferons ». 

On terminera enfin (sans prétendre à l’exhaustivité) par les négociations concernant les CFA CFA Centre de Formation d’Apprentis et les CFPPA CFPPA Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole
(formation continue pour adultes)
qui patinent toujours même si on est parvenu à ce qu’elles reprennent. Ce qui est sûr, c’est que la vérité des prix est maintenant toute proche… Si la volonté d’aboutir à cette amélioration des conditions de travail des contractuel.les de CFA-CFPPA devait finalement s’avérer non partagée par le GIP GIP Groupement d’Intérêt Public des directions d’EPL, alors le CSN acte d’ores et déjà le fait que nous nous donnerions tous les moyens, avec les personnels, pour qu’ils reprennent la rue autant qu’il sera besoin, afin de ré-instaurer un rapport de force accru sur le champ politique pour arracher ces avancées !

Dans le champ spécifique de l’enseignement agricole et maritime public, le CSN mandate l’ensemble de ses représentant.es :

pour se donner toutes les voies et moyens pour s’opposer collectivement aux attaques en cours tant sur nos structures (tentatives de fusion d’EPL et/ou de CFA-CFPPA) que sur la carte scolaire de la rentrée 2026 (brutales baisses d’ETP dans certaines régions, partenariats publics-privés imposés au détour de bachelors agro et/ou contrats territoriaux), avec saisines de la DGER et des DRAAF DRAAF Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt -SRFD SRFD Services Régionaux de la Formation et du Développement et inscription de ce point à l’ordre du jour de l’ensemble des congrès régionaux à suivre courant février-mars afin de faire un état des lieux exhaustifs et dégager une stratégie partagée en région

pour contribuer pleinement à la mission flash engagé dans les 3 mois à venir par la Commission Éducation de l’Assemblée Nationale, intitulée « l’enseignement agricole, levier pour enseigner à produire autrement », en lien avec les travaux censés se ré-ouvrir du côté de la DGER en vue de mettre en place un 7ème schéma national des formations de l’EA (qui fait toujours défaut sachant que le précédent est échu depuis plus de 2 ans maintenant) concomitamment avec le plan « Enseigner à Produire autrement » III

pour continuer de se mobiliser et d’intervenir pour obtenir une vraie épreuve de contrôle respectueuse des élèves de bac professionnel, de leurs parcours de formation et des équipes pédagogiques

pour mener l’ensemble des actions nécessaires (notamment par l’adoption de la « motion TFR » dans les instances des établissements comme dans l’ensemble des régions), afin d’imposer à notre administration le travail nécessaire et attendu pour permettre aux TFR de bénéficier d’une véritable carrière qui ne soit pas cantonnée à la catégorie B et plus largement, pour obtenir à l’échelle de l’ensemble de la filière formation recherche un plan de renforcement et de requalification, en considérant le maillon indispensable que représente cette filière au sein de notre ministère et la nécessité de la conforter dans l’enseignement technique comme dans l’enseignement supérieur, et chez les opérateurs. Rappelons que cette filière vient en appui de la recherche scientifique et des expérimentations et in fine concoure à la formation des futur.es professionnel.les.

pour tenir informé les agent·es de CFA-CFPPA des avancées ou des points de blocage dans le cadre de la négociation sur le temps de travail avec le GIP des directions d’EPL… Sachant que si une rupture des négociations devait intervenir dans les semaines ou mois qui viennent – ce que les OS ne souhaitent pas, redisons-le – le SNETAP-FSU n’hésitera pas, dans une recherche d’intersyndicale la plus large, à appeler à une mobilisation nationale puissante pour conduire la ministre à tenir ses engagements d’amélioration tangible des conditions de travail dans nos CFA et CFPPA !