Le bilan des deux premiers mois de mandature des majorités d’extrême-droite depuis les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 est à la hauteur, voire dépasse les craintes exprimées par la société civile, les organisations syndicales et les associations engagées pour la défense des valeurs de la République.
Leurs cibles n’ont pas changé depuis les premières expériences municipales FN dans les années 1990 :
- Contre les travailleur·euses en s’attaquant frontalement à l’organisation de cérémonies le 1er mai, journée internationale des travailleurs et des travailleuses depuis 1889, en ciblant les organisations syndicales ;
- Contre les femmes en s’attaquant à des associations culturelles qui avaient programmé des spectacles féministes ;
- Contre la culture en réduisant drastiquement des subventions municipales déjà votées, rompant ainsi le principe de la continuité républicaine… et en mettant en grande difficulté des associations organisatrices de festivals populaires ;
- Contre les personnes racisées en essayant de prioriser l’accès aux logements sociaux selon le slogan cher à l’extrême-droite « la France aux Français ! » niant ainsi le principe d’universalité de la République ;
- Contre les minorités de genre : Annulation sans raison d’événements organisés par des associations LGBTQIA+, passage piéton "arc-en-ciel" repeint en blanc.
- Contre les pauvres en fermant des centres socio-culturels, en réduisant drastiquement les subventions d’ associations caritatives, en criminalisant la mendicité plutôt qu’en combattant la pauvreté ;
- Contre la presse notamment locale et régionale lorsque celle-ci a donné trop de visibilité à des critiques de l’extrême-droite ;
- Contre l’Europe et l’Ukraine retirant des drapeaux, symboles par excellence des principes et valeurs défendues par la République ;
- Contre la Laïcité en participant officiellement à des manifestations religieuses ou en soutenant des projections catholiques prosélytes ;
Le point commun de toutes ces cibles : les valeurs de la République et de l’État de droit !
Ces décisions, prises à l’échelle municipale sont les prémisses d’autres décisions nationales si l’extrême-droite venait à arriver au pouvoir, en emportant en 2027 les élections présidentielles et les élections législatives.
Alors oui, on ne pourra pas dire : « on ne savait pas ! »


